Neurotransmetteurs et sophrologie
🧘♂️ Sophrologie, nerf vague et modulation des neurotransmetteurs
La sophrologie étant une méthode intégrative centrée sur la respiration, la relaxation et la conscientisation corporelle, elle peut influencer certains mécanismes neurophysiologiques liés au nerf vague et aux neurotransmetteurs :
🧘♀️ 1. Respiration vagale et acétylcholine
Les exercices respiratoires lents et profonds, caractéristiques de la sophrologie, favorisent l’activation parasympathique (via le nerf vague), qui augmente la libération d’acétylcholine, contribuant à un état de calme physiologique et de diminution du stress.
Cette modulation parasympathique est associée à une variabilité accrue de la fréquence cardiaque (HRV), un marqueur autonome de régulation émotionnelle, souvent élevé dans les états de détente.
🧠 2. Effet indirect sur les circuits des neurotransmetteurs
En favorisant une réponse parasympathique dominante, la sophrologie peut indirectement réguler des réseaux neuronaux impliqués dans la régulation des neurotransmetteurs émotionnels (serotonine, dopamine) parce que le nerf vague module l’activation de centres centraux qui influencent ces systèmes.
Par exemple, une meilleure régulation vagale est associée à une diminution de l’hyperactivation du stress (axe HPA), ce qui peut modérer les fluctuations de cortisol et influencer indirectement la balance des neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur.
🧠 3. Réduction de l’inflammation
Le nerf vague participe à la voie cholinergique anti-inflammatoire, un circuit par lequel l’activation vagale diminue la production de cytokines pro-inflammatoires, qui sont elles-mêmes capables d’affecter la neurotransmission au niveau central.
La sophrologie pourrait ainsi contribuer à réduire l’inflammation systémique liée au stress chronique, ce qui a été mis en lien avec des perturbations des neurotransmetteurs et de l’humeur dans certains contextes pathologiques.
📌 Schéma synthétique du lien
Microbiote intestinal → production de métabolites et neurotransmetteurs périphériques (ex. sérotonine) →
Activation des fibres afférentes du nerf vague → signaux au tronc cérébral et centres émotionnels →
Modulation des circuits de neurotransmetteurs centraux (ex. sérotonine, noradrénaline) → influence sur l’humeur, le stress et l’émotion.
Sophrologie → respiration vagale et activation parasympathique → modération du stress, meilleure régulation autonome → effets indirects sur ces mêmes circuits.
🧠 Conclusion
👉 Le nerf vague est un canal clé de transmission des signaux intestin-cerveau, intégrant des neurotransmetteurs comme la sérotonine et des métabolites microbiens pour influencer le système nerveux central.
👉 La sophrologie, par ses techniques de respiration et de relaxation, peut moduler l’activité vagale, favorisant une réponse autonome parasympathique qui est associée à une meilleure régulation des émotions, du stress et potentiellement des circuits de neurotransmetteurs centraux — un lien plausible entre neurosciences et pratiques corps-esprit.
👉 Encore aujourd’hui, la recherche est en cours pour préciser ces mécanismes, mais les données existantes suggèrent une interaction dynamique entre microbiote, nerf vague, neurotransmission et régulation émotionnelle, ce qui ouvre des perspectives thérapeutiques intéressantes dans les approches intégratives du stress et des troubles de l’humeur.
Sources : pubmed, Inserm, Sofrocay, Dr Philippe PENCALET (conférences)